km 4295 : Au garage

Le 10 septembre, 17h00 le soleil, que je n ai pas vu de la journee, fait sentir qu il decline. J arrive a Lima par l autoroute, je l avais commence par celle de Buenos Aires a 6h30 le 18 juin, la parenthese se referme. Ces derniers jours sentaient comme un retour de vacance, fin aout, on prend la longue route qui remonte du midi, le ciel presente deja son uniforme gris, on mange des sandwich sans gout sur les airs d autoroute, les gosses n ont plus la force de piailler, on revie ce que l on a vecu, c est la rentree et du coup on a envie de rentrer, vite.
C´est donc la fin du voyage, il en faut une c est ce qui le differencie de l errance. Entre ces deux points j ai vecu pleins de choses, enormement de bonnes, quelques mauvaises (irremediablement inclus dans le package).

Ce fut d´abord une aventure morale, lorsque je pouvais ne pas focaliser mon attention sur ma securite je laissais mon esprit circuler dans des endroits abstraits, concrets, bref je pensais... D ailleur combien de temps par jour passons-nous a penser ?

Ce fut egalement une aventure physique (un peu), ou je fus etonne par ma resistance a l effort, et j´ai pris beaucoup de plaisir a grimper des cols pendant des heures pour voir enfin apres un nieme virage la route s enfonçait dans le vide.

J´ai pu aussi constater l´universalite de l´humain, malgre des traditions, phenotypes, langues differentes, on est tous attire par les memes buts : trouver un moyen de survivre, vivre, se divertir avec des plaisirs (parfois coupables), se construire, trouver quelques partenaires, et se continuer (faire des gosses quoi). Et si l´humain est universel, je crains que le monde soit profondement entache par la culture occidental, ou que l on aille, beaucoup de choses transpire la vieille europe, ce qui est dans un sens rassurant et dans un autre un peu deprimant.

Ce fut surtout une contemplation de la nature, parfois un dialogue violent, mais j ai eu la chance de voir une palette de paysage assez large grace aux variations topographiques qu offre cette amerique du sud, egalement une variete de climat (gelee, pluie, grele, neige, chaleur ettoufante, vent...) mais il y a des lumieres, des sons, des senteurs qui resteront imprimes dans ma memoire, bref, un concentre de couleurs que je laisserais lentement infuser pour edulcorer la grissaille des jours a venir.

Et il y a eu le velo biensure, un bon moyen de voyager, lentement, vous assurant un capital sympathie, pour passer dans des lieux qui sont effaces de la carte des guides touristiques : tous ces paysages, ville et villages qui se retrouvent ocultes entre deux terminaux de bus. Cela offre un liberte plutot ennivrante : se rendre vraiment la ou on veut, a condition d avoir du temps... Puisque il y a bien une vertue que l on est oblige d acquerir, et peut etre que temporairement, lorsque l on voyage a velo, c est la patience. Et en plus on peut redevir bipede quand on le souhaite. Alors c est quand que vous grimpez sur votre monture ?

Enfin pour conclure je citerais Faulkner qui disait : " Le supreme degre de sagesse est d avoir des reves assez eleves pour ne pas les perdre de vue pendant qu on les poursuit." Alors mes demoiselles, mesdames, monsieurs, a vos reves... Partez !







km 3694 : C´est le Perou

Ecrit depuis Ayacucho, mais qu est ce que je fous a Ayacucho, petit rappel des faits :
Comme annoncait au depart, je ne realise pas ce voyage dans un but sportif mais, il faut bien l avouer, seulement hedoniste.
Alors quand au depart de Patacamaya, apres 25 km sur le trop plat altiplano je ressentis une grande lassitude et ayant comme percepective qu´un immuable horizon a se demander si C.Colomb avait raison, j ai dit stop. J ai fait demi tour et je voulais presque dire stop a tout, retourner dans cette chere France, retrouver amis, famille, patrie, bonne bouffe, commodites, et stabilite pour faire le choix qui doit decider de presque une decade de mon existence... Heureusement une bonne ame m a convaincu de simplement faire une pause (egalement l inadequation entre mon compte en banque et le cours des billets d avion).
Alors j ai fait une pause, pris un bus pour la paz, traverse cette ville bouillonante en velo, l adrenaline m a enguaillardi, et je me suis laisser engloutir par cette ville au charme non evident, un resume contrarie de la bolivie, ou tout se cotoie de la boutique chic, a la chica qui vend son sandwich au pate de tete, en passant par le vendeur de ceinture ambulant. Il est bien agreable de se laisser embarquer dans les mini qui recite leur ligne de facon coranique, d oberver cette profession typique de la paz, comme les promeneurs de chiens a buenos aires, les cireurs de pompe cagoules. Cette ville plait comme la bolivie car tout y semble possible (mis a part trouver un livre en français), elle est en perpetuel mouvement et incarne la bolivie, qui, qu´on se le dise, change.
Puis j ai pris un autre bus pour Cusco, Perou durant lequel je suis rentre dans le triangle des bermudes des appareils photo, le mien ayant disparu, celui d un cyclo-voyageur egalement il y a quelques mois, la on se sent con... heureusement j avais passer la premiere partie de mon voyage a cloe, il ne me manquera que 2 semaines durant lesquels j avais pas trop "shooter". J ai errer dans cette ville musee, vestige des conquistadors ayant sans vergogne piller et detruit tout ce qu il y avait d inca, ne laissant que quelques murs, et dans laquelle aujourd hui les peruviens pillent sans vergogne le touriste, et avec son consentement en plus...
Puis j ai repris, avec un plaisir et une sereinite retrouves, Fidel pour parcourir la vallee sacree des Incas, une boucle d´un peu moins de 200km autour de cusco, ou mes journees se resume a : visite tres matinale des sites incas, pour eviter les Tours, puis velo tranquilou, posage, et lecture d un livre en français, youhou, en sirotant un cocktail au pisco, farniente quoi. Dans cette univers touristique dans la petite ville de Ollantaytambo, il y a un petit cafe tenu par une mamie de 75 ans ayant quitter son pays, je pense l angleterre, pour s installer au Perou, jusqu ici rien d extraordinaire, sauf que le cafe emploie des enfants pauvres de la vallee, que tous les benefices sont reverses a son association qui offre scolarite et sante aux enfants des villages isoles, utilise les produits des agriculteurs de la region, bref un oasis de bonte dans un univers ou le touriste est seulement pris pour un portefeuille a deux pates.
Et enfin un ultime bus, des plus crevant, pour ayacucho, 20h de trajet en luttant presque tout le temps contre la nausee, une route non asphaltee en zigzag, je viens d arriver lessive, mais pas propre... heureusement c etait le dernier.
Je pars surement demain pour lima, environ 600km en passant par Pisco, histoire de voir le pacifique avant Lima et suivre mon ami l asphalte.

Pas de photo, car j ai oublie mon appareil nouvellement achete au marche, noir, de cusco, a l hotel, mais comming soon.

		

km 3461 : Un jour fiston j ai gravi les Andes...

Je suis arrive hier a challapata, porte sur l´altiplano, apres avoir signe pour quelques jours suplementaires apres Potosi, aujourd'hui c'est une journee transfert qui doit m'ammener a Patacamaya, porte sur Sajama.
Alors meme si je n'ai pas realise ce voyage pour la performance sportive, ces derniers jours en fut vraiment une, de performance, et je m'imaginais quand je serais vieux, quand tous mes gestes me seront penibles, quand mes articulations seront trop sonores, quand mes deplacements se reduiront de jour en jour et que je me dirais : Merde Brel avait encore raison, et cette pendule... Quand mon petit fils (fille / autre) me regardera avec l'insolence de la jeunesse et l'elegance d´un corps qui sait se faire oublier, je lui dirais :
"Tu sais un jour j ai gravi les Andes, ce ne fut pas une ballade de sante, tu sais, j ai du passer moulte col s'elevant a 4000 4500m, deux fois plus haut que les lieux ou ton petit cul doudoune se tremousse sur les pistes de ski, faire face au vent laminaire, toujours de face, au froid, a la puna comme il l appelle la bas, le manque d oxygene qui fait qu a partir de 4000m tu as l impression d etouffer. J ai pu me reposer a Potosi quelques jours le temps de m aclimater a l altitute et de soupeser toute la betise humaine pesant presque autant que tout l argent arrache des veines du Cerro Rico et de celles, plates, des mineurs, mon petit c est l exploitation humaine pousse a son paroxisme pour quelques choses qui brille, l homme est une pie... Et je peux t dire que cela ne vaut pas un Potosi, si tu ne comprends pas lis Cervantes (qui n'est pas qu´un personnage de SoulCalibur, pauvre mule...). J ai pu egalement camper au milieu des lamas, me rejouir de paysages presque vierges seulement entailles par quelques terrasses, et gouter au bonheur de l arriver sur du plat, celui de l´altiplano... Oui un jour j ai gravi les Andes... Quoi? je te l ai deja raconter 100 fois... et bien ce sera une de plus, cela ne fera pas de mal a tes oreilles de citadin."

PS : pas de photo, le cable plein de biscuit a la fraise ayant fait griller, feu le precedent ordi...

km 3089 : Argentine - Bolivie, le changement

Je suis arrive hier a Tupiza, Bolivie, a une centaine de km au nord de l Argentine.
La frontiere a marque plusieurs changements :
D´abord c´est un peu plus difficile de faire du velo en Bolivie, premierement parce que les routes sont un peu moins plates et deuxiemement parce que les routes ne sont pas des routes mais des pistes dont il existe une grande variete de qualite : de la piste bien dur sans caillou ayant comme seule difference avec l´asphalte les oriflammes de poussiere derrieres les vehicules, a celle grossiere faite de grosses pierres et de sable. Cela devient encore plus difficile lorsque les deviations de la piste passe par une riviere : de l eau glacee jusqu aux genoux, fidel qui se laisse emporter par le courant et moi qui ne regrette vraiment pas d avoir opter pour des sacoches 100% etanches.
Ensuite elle a marque un changement de mentalite, depuis la repise j avais un peu le morale dans les chaussettes, sales, la faute a plusieurs facteurs : la transition brutale vers la solitude, un physique chancelant avec l altitude, une ambiance bizarre dans le nord de l argentine : le paysage etait sence etre magnifique, classe a l UNESCO, je l ai trouve banal, les villes etaient glauques : du monde dans les rues mais un silence assourdissant partout et l impression d etre vu non pas comme un etranger mais comme un intru. Mais des les premiers coups de pedales en Bolivie j ai retrouve l euphorie des premiers temps, ce petit frisson qui traverse le corps a chaque nouveau virage et nouveau panorama.
Je garderais quand meme une tres bonne impression de l Argentine, un pays ou on se sent encore mieux que chez soi, vaste, multiple, peuple de gens attachant, souriant et acceullant des le premier contact, pour dire meme les policiers m ont salue avec un "check".
Je suis donc a Tupiza ou je prends une petite journee de repos, car il est bien plaisant de prendre son temps en Bolivie. Comme je l ai dis j ai change la suite du programme : je ne passerais pas par la Paz, ni par le lac Titicaca, ni par le machu pichu vraiment trop touristique pour mon voyage et je risque de ne pas apprecier le site a sa juste valeur, mais pour tous ces lieux je prends rendez-vous dans environ deux ans (mais ceci est une autre histoire...) Je vais passer par le point culminant de Bolivie, puis un rapide passage au chilie, et enfin la cote nord du perou, arequipa, nasca et enfin lima.

Une carte pour reviser votre geographie : ... ici ...





km 2825 : Reprise des hostilites

Voila la pause bipede est fini, et en quitant cloe j ai retrouve fidel est sa selle si confortable.
Entre temps nous avons effectue une petite boucle en Bolivie, difficile de resumer un pays aussi riche en quelques lignes, mais pour ceux qui ne connaissent pas je dirais... allez-y.
La Bolivie est comme son artisanat multiple, riche, un hypertissage des couleurs (;)), et pour l occidental un apprentissage des couleurs, on apprends que le ciel n est pas bleu mais bleus, que les montagnes sont a la fois rouge verte blanche orange, et qu a 4000m de haut les lacs geles peuvent s averer a la fois blanc, rouge, vert, et dessus d oniriques flamans roses pompent l eau pour se nourir. C est aussi le debut d une reflexion sur le mouvement, ou l immobilite du paysage tranche avec les forces qui ont dues le construire, ou la nuit geoliere des rivieres se bat chaque jour contre le soleil liberateur et au loin avec un peu d immagination on peut apercevoir sisyphe roulant sa pierre... C est egalement un lieu ou quechua est autre chose qu un moyen de geolocaliser le founisseur d articles sportifs des occidentaux, ou des peuples fiere de leurs origines essayent de perpetuer leurs traditions tout en assimilant la culture moderne.
Bref elle m a bien envoute, et souvent Naples fut remplacee dans cette phrase me martelant comme un refrain : voir la Bolivie et mourir.
Mais avant de decouviri la Bolivie nous avons ete royallement ressus par la famille de cloe, dont sa grand-tante, et je ne peux ne pas lui dresser le portrait.
Tata Raymonde comme on l apelle est exactement comme on s immagine LA grand-mere, tasser par l age, une longue tignasee grise toujours impecablement coiffee, des vetements d un autre gout. Mais a 84 ans elle possede une peche d enfer, vit seule quasiment sans aide menagere, se leve toujours avant le soleil pour faire le menage et la cuisine, car tata raymonde aime plus que tout manger. Tata raymonde en a vue des vertes et des pas mures,"pied noir" d Algerie ayant du d abord s exiller en France puis en Argentine, et elle fait partis de ces gens qui sont comme le sac de marie popins : leur contenu est infinimment plus riche que leur contenant. On a pu donc voyager dans le voyage : mangeant le meilleur couscous de ma vie et autre plats algeriens et en apprendre plus sur la vie de cette femme. Mais tata raymonde n a l air de rien, et cela me fait penser a L.F Celine qui aurait souhaite dans voyage au bout de la nuit qu il y ai un moyens pour distinguer les gens biens, des mauvais. Une suggestion : les ecouter.

J ai donc reppris la route, et un programme charger m attends puisque que je dois monter sur l altiplano, apres j ai un peu changer mon programme, j en reparlerais, entre autre je n irais pas voire le machu pichu. Les deux premiers jours ont ete un peu dur, plus moralement que physiquement mais j espere retrouve l euphorie des premiers temps.



voici un petit echantillon de la Bolivie :






km 2689 : Pause bipede, bilan a mi-course

Je viens d arriver a Embarcacion, probleme : il n y a personne dans la maison de la grand tante de cloe, du coup j en profite pour ecrire un dernier message avant la pause, et les retrouvailles, les emotions, tout ca, tout ca. D abord je suis arrive ici apres trois jours de routes, le premier jour en sortant de Salta, le temps etait maussade, et moi j avais l humeur automnale, heureusement l argentine m a tout de suite remonte le morale en m offrant une route, appele la petite corniche : 4m de large, donc pas de camion ni bus : cool, un precipice d environ 200m sur la droite sans garde-fou : moins cool, et des bonnes descentes bien technique, le tout dans une ambiance style halloween... sympa. Les autres jours ne forcent pas a l anecdote : route style grosse nationale, pas beau, froid : mes premiers flocons de neige, tres froid : temperature exterieure minimale : - 10.
Maintenant le temps du bilan :
En chiffre :
donc 2689 km en 35 jours; 180h et 10 min sur le velo, ce qui fait une moyenne d environ 15km/h, 5 h par jour sur le velo, vitesse maxi 53 km/h (dans la descente du 3k); etape max 130km (au Bresil)
1 creuvaison (il faut que je verifie si c est vraiment creuve), 13 rayons casses
En lettre :
Beaucoup de plaisir, beaucoup de rencontre mais seulement avec les gens du pays, le velo aide pour cela : il suffit d attendre 5min et quelqu un viens vous parler, et meme si c est souvent des discutions semblables : d ou tu viens ? ou tu vas ? tout en bici ? d ou tu es ? pas trop mal au cul ?... cela fait toujours plaisir de partager son bonheur.
Dans les questions souvent posee il y a aussi : tout seul ? tu as pas peur ? tu te sens pas seul ? Et bien je n ai eu a aucun moment peur, pourtant les gens se renvoyaient la balle, ici c est cool mais au Bresil / Paraguay / dans le nord / dans le village a 10km fait attention il y a beaucoup de voleur... Bon je les ai jamais vus, je pense que tout est une question d attitude (la positive...) tant que tu n arrive pas pedant, avec plein de signe exterieur de richesse, voulant profiter a fond du surplus de pouvoir d achat que tu as, bref si tu respecte les gens, que tu sourris tout ce passe bien, pour ma part vu comment j etais sale et comment je puais le clodo il n y avais pas trop de chance que je me fasse voler.
Et pour la sollitude : reponse paradoxale : je ne me suis jamais sentis seul tant que j etais seul, n avoir personne cela pese un peu dans les endroits ou il y a plein de touristes qui souvent sont en groupe c est arrivee vraiment que deux fois : Iguasu et Salta.
Voila merci pour vos messages de soutien, meme si je n ai pas vraiment besoin de soutien, cela fait toujours bien plaisir d avoir plus que 0 commentaire et autre chose dans sa boite mail que fn*c.com, exp*dia...
Je pense que le compte est bon Laurent. Je vais retenter ma chance a la porte de la maison, a dans 3 semaines portez-vous bien, suerte comme on dis.

km 2380 : Agence de voyage, avec photos c est mieux

Pendant ces derniers jours j ai vecu la plus belle experience, pour le moment, qui m ai ete donne de vivre en tant que cycliste. Je vais faire l agence de voyage et precher pour ma paroisse pour que si vous etes de passage dans le coin vous louiez des velos, a la rigueur une voiture, mais s.v.p ne vous enfermez pas dans ces tristes bus.
J1 :
Vous sortirez de Tucuman, et apres 60km de national, certes pas tres jolie mais qui a le merite de l introduction pendant laquelle vos jambes trembleront un peu en regardant les Andes a votre droite essayant de vous faire peur de leur majestueuse puissance. Puis commencera une route grimpant de plein front a travers la montagne, vous traverserez une vegetation luxuriante, avec moulte cascades, la route etant en forme d escalier, un coup d oeil en arriere et vous serez impressione du chemin parcouru, pendant ce temps les voitures vous klaxonnerons et avec un peu d imagination vous pourrez vous croire la lanterne rouge du tour de France, vous serez parfois une bete de foire quand une famille voudra faire des photos avec vous et vous glissera meme quelques pesos dans les poches, pour le cola... L etape se fera a 2000m (vous etiez a 400m le matin) et vous aurez la joie de posez votre tente en face d un lac entoure par la montagne.
J2 :
La vegetation aura change avec l altitude, et se fera plus aride, vous ne partirez pas trop tard, et apres un bon dejeuner car un col vous attendra en millieu de journee, l altitue max : 3042 m, la vous aurez bien le droit a une photo souvenire. Ce sera enfin une descente magique a travers des millier de cactus pendant laquelle vous ferez tous votre possible pour ne pas freiner pour ne pas gacher toute l energie cinetique que vous avez emmagazine. Vous serez alors descendu a 2000m dans la ville qui se vente d avoir le meilleur climat du monde : 360 jours de soleil par an.
J3 :
Le paysage aura encore change, vous traverserez un plateau desertique a 2000m, suivi d une region viticole dont l etape sera la tres touristique ville viticole Cafayate ou vous trouverez toutes les comodites dont vous avez besoin.
J4 :
Durant cette journee vous aurez la chance de prendre une route qui suit le canyon lentement creuse par un rio, vous offrant ainsi des paysages parfois lunaire, mais il ne faudra pas vous arreter toutes les 30 sec pour prendre des photos pour arriver avant la nuit a la civilisation distante de 100km
J5 :
Vous prendrez la "salta express", route en faux plat descendant vous permettant d atteindre 30km sans forcer, a moins que le vent et une tempete de sable y mettent leur grain, la vous devrez faire preuve d amnegation et accepter la force des elements. Vous aurez alors tout votre temps pour visiter Salta la belle, reputee la plus jolie ville provinciale de l Argentine.
Apres cette experience vous pourrez vous aussi donner une definition du bonheur, la mienne : comtemplation beate de la realite, le corps bouillone mais on ne peut qu articuler un febrile : "c est trop bon".









km 1945 : changement de programme

L episode rayons casses - bus - avance sur le programme m´a un peu desoriente.

Apres avoir passe une matine entiere a arpenter les rues d´Asuncion, qui avait changees de visage en ce debut de semaine, la roue a la main, allant de refus en refus pour enfin trouver le graal, je ne savais pas trop quoi faire... Je disposais certes de plus de temps que prevu mais pas assez pour faire un tour au Paraguay et pas assez pour descendre un peu plus au sud en Argentine. Je decidais donc de suivre le programme mais a une vitesse moins grande.

Apres avoir passe 3 jours a rouler dans cette region de Formosa, qui peut se resumer comme suit : plus plat que la pampa, un virage tout les 20 km, un paysage marecageux avec des palmiers a perte de vue, des cultures de bananier, et parfois des airs de terrain vague ou il se passerait des choses douteuses; prendre le velo pour encore 10 jours de ce paysage inchange et inchangeable me peser un peu... J ai donc craque lorsque j ai pu prendre un bus pour formosa, puis un autre pour resistencia, et acheter un billet pour Tucuma.

Malheureusement, ce billet pour Tucuma s'est avere caduque ce matin quand le chauffeur me regardant avec un sourrire moqueur : me dis non avec la bici pas possible... La je me suis pour la premiere fois un peu enerve, cela devait etre risible car s enerve dans une langue que l on ne metrise pas c est pas facile. Finalement je me suis fait rembourse, si tous ce passe bien je prends un bus de nuit pour Tucuma aujourd hui (il va falloir que j arrive a convaincre le chauffeur) et apres un programme sympathique m attends : aller chatouiller la cordillere juste pour le plaisir puis redescendre vers Salta et Embarcacion, lieux du sacre saint point de rendez vous avec cloe.

Une petite carte pour visualiser la chose... Maintenant je croise les doigts.



		

km 1736 : Iguazu et le sens des grandeurs

Je suis passe a Iguazu admirer les fameuses chutes. Sur le chemin, j ai croise un important cortege de bus, et mon esprit s'est amuse a faire le parrallele : eux filant 100km/h, moi a 15km/h, ils etaient a Buenos Aires le matin et se disent que le monde est petit, j'y etais il y a 3 semaines et j´aimerais pouvoir un jour soupeser l´immensite de la terre, ils avancent les volets tires, je roule les yeux grands ouverts, ils se sont deplace, j´ai voyage.

Et pourtant nous sommes venu pour la meme chose : les cataratas. C´est un peu la jungle (commerciale) dans la jungle, cela ressemble a un parc d´attraction avec des petits trains, des circuits a suivre, mais dans l´ensemble la nature du site y est respecte et les argentins,je trouve, exploitent le lieu avec intelligence. Alors c´est beau, les appareils photo sont de sortie malgre la pluie, mais pourquoi trouvons-nous cela beau ? Je pense que toute beaute est une reponse, une sorte de pommade sur les failures de l´ame. Les chutes sont belles car elles nous remettent en memoire notre echelle, nous rapellent ce que nous sommes sur la bande passante, le brasier de l´humanite : des feux de paille.

Apres toute cette agitation, je suis parti vers le Paraguay, j´ai traverse un des ponts repute comme le plus dangereux du monde, celui de l´amitie, entre le Bresil et le Paraguay, c etait zyzague entre 3 files de voitures, style periph parisien en pire. Puis je me suis battu avec le douanier pour qu´il accepte de tamponner mon passport, car avec toutes mes entrees et sorties c´est un peu le bordel. Puis j´ai traverse Ciudad del Este, ville toute jeune, qui est devenue en 40ans la deuxieme cite du pays grace au plus important trafic (parfois illegal) de l´amerique du sud, les Argentins et les Bresiliens viennent acheter leur materiel hifi, il y a meme des agences de voyage qui propose des aller-retour express, alors ça bourdonnent de partout, une vraie fourmilliere ou tout le monde essaye de sortir son epingle du jeu. Et apres 30km sur la route la plus usite j etais bien decide a m enfoncer dans l inconnu Paraguay, mais Fidel (le velo) a decide de faire un caprice, quelques craquements, puis d´autres et le temps que je m´en rendre compte une petite dizaine de rayons etaient hors d usage. Petit tour au garage du coin, pas de rayon a ma taille... 40km de bus jusqu a la prochaine ville, pas de rayon a ma taille... rhhh Ou puis-je en trouver ? Asuncion... ok prochain bus a minuit. Je m installe au bar du coin avec comme seul objectif tuer, sans trop souffrir, les 6h qui me separre du bus.

10 min plus tard, des jeunes arrivent, on discute pendant quelques heures et puis la soiree s enchaine, ils m enmennent a la fete du village, qui ressemble a toute les fetes de village : une salle a l acoustique non etudie, un groupe en deça des standards internationaux, une piste de danse plus ou moin peuple, des chaises de jardins ou s entassent les vieux extenues, des infatiguables bambins faisant pour la nieme fois le tour de la salle en courant et des jeunes en marge de l´agitation collective partageant des liquides douteux. Et je suis a l heure pour mon carosse tel cendrillon.

Alors c est sure, au depart passer la soiree avec un garagiste a casquette, voiture tune, ecoutant de la dance et m´emmenant a la fete du village, ca fait pas forcement rever. Mais la gentillesse ne possede ni profession, ni gout, et si le carcan de nos statuts sociaux nous ammene parfois a regarder l autre comme un etranger, etre un etranger force a admettre l autre comme son prochain, et d accepter avec grand plaisir, la gentillesse.

Je suis donc a Asuncion avec un peu trop d avance, c est dimanche, tout est ferme, il fait beau et je profite, peut etre pour la derniere fois, de la douceur de vivre au Paraguay.

PS : pas de photo pour l instant, mais coming soon...


km #¡¿$... 528

Cela s immissait en moi, innexorablement, comme un fleuve en crue... C est tombe aujourd hui, et cela sonne comme un nouveau depart, une remise des compteurs a zero, ou plutot a 528, puisque c est le nombre qui resume cette grosse annee de travail, et les quelques autres derriere. 528/6323 etudiants en medecine, c est une combinaison qui a presque des airs de passe partout. Du travail, de la chance et de la strategie pour arriver a ce nombre... Je pense que pour une fois je peux en etre fiere... J ai un peu tout dechire ! Youhou ! Maintenant que du bonheur, des choix a faire, y a pire... En ce moment, le nomade interimaire que je suis, se sent un peu seul, et voudrais bien avoir des gens a qui il tient pour partager ce resultat... Et dire qu il y a meme pas de bierre dans ce cyber... J espere qu il y a pas trop de deçus chez les collegues. A bientot, les copains!

km 1571 : Dans la jungle...

Au temps le dire tout de suite, ces derniers jours furent les meilleurs, pour le moment, en terme de conduite. Je vais raconter de façon chronologique pour ne rien oublie. Je suis a Eldorado, on est mardi 7, donc revenons un peu en arriere.

Samedi 04/07 : Je quitte donc le Bresil, apres 40 km d une route qui se fait plus sauvage. Il est toujours grisant de passer une frontiere : nouvelle langue, nouvelle monnaie, nouveaux visages, on quitte un pays et c est comme si on le regrettais deja un peu. Mais les premiers pas en Argentine donnent tout de suite le ton, j ai la banane, ça grimpe sec, mais peu importe, les cotes ont beaucoup d avantage : elles donnent un objectif, qui se repete a interval plus ou moins regulier, de beaux panoramas, quelques gorges de coca, et une descente. Tout de suite le paysage change, la region des misiones que je vais traverse est une zone fertile entre deux rios et l air y est moite, la vegetation y est non domestique, seulement controlee pour permettre le passage d une route et l installation de quelques villages pitoresques aux maisons multicolores, la basse cours est dans la rue, les orangers plies sous le poids de fruits non ceuillis, par abondance, qui s enviennent pourrir sur le bord de la route a cote des carcasses d un mortuaire bestiaire d´animaux ayant rencontres un camion. Et puis je retrouve enfin l´acre odeur de moisie de la tente, le duve colant, les pates instantanes, et la lecture a la lampe frontale-dynamo qu il faut remonter toutes les demi heures.

Dimanche 05/07 : La pluie s invite des le matin, il fait un temps a ne pas mettre un chat dehors, mais moi j y suis pour au moins une partie de la journee, la tente est trempe m obligeant a trouver un hotel, le prochain sur ma route est a 60km, ce sera donc 60 km sous la pluie, mais je suis d humeur optimiste, je prend cela comme une bonne douche. Je traverse une region de culture de the et de yerba, l arbre a mate. Les cultures de the, c est tres jolie, cela mesure 60cm comme une petite haie, et puis dans une nature sauvage, cela donne l impression que par endroit quelqu un a passe un coup de peigne. Cela me fait penser que je n ai toujours pas parle du mate. J ai rarement eu l occasion de voir un peuple autant accros a une boisson, tout le monde mais vraiment tout le monde bois le mate, dans une region qui comprend l uruguay, le sud du bresil et le nord de l argentine. Tout le monde a le verre a mate dans la main et le thermos sous le bras. C est tellement un important que le club de linuxien d uruguay a comme embleme le pingouin buvant du mate. J y ai goute seulement ce soir, chez le garagiste... cela a le gout amer d un the ayant trop longtemps infuse, et j ai compris tout de suite comment on peut y etre accros.

Lundi 06/07 : Le soleil au rendez-vous presage une bonne journee. Des paysages magnifiques la foret a perte de vue et parfois l impression de rouler a travers la jungle. 16h30 bientot la fin de la journee, une route annoncee par un rond point indique eldorado, la ou je dois rejoindre la grand route pour Iguasu, j y fonce, et je trouve un chemin de terre qui par endroit et encore mouille, je m enfonce dans la foret, avec l impression encore plus grande d etre dans la jungle, apres quelques km je trouve enfin un endroit ou la foret a laisse un peu de place pour poser ma tente. Pas totallement rassure a dormir ici... je le suis plus quand je vois deux loulous tout sourrire arrivant a moto, on discute autour d une bouteille de vin, ils me rassurent : pas de probleme pour camper ici, pas dangeureux mais... fais attention au TIGRE... au quoi ??? je leur dis que je ne les crois pas trop et bim il me montre la photo de son empreinte prise a quelques encablures de mon camp, ils me conseillent de faire un grand feu pour l eloigner et me souhaite bon voyage, sante... La, cas de conscience... que faire, j ai que 6 pesos en poche, la prochaine ville est a 70km, il fait nuit, donc je fais le paris que c´est des conneries, je place mes poubelles a distance de la tente, si le tigre a faim, je lui laisse du concentre de tomate, et j essaye de dormir le mp3 dans les oreilles pour couvrir les bruits et l opinel ouvert pret a servir... La j ai un peu trop l impression d etre dans la jungle.

Mardi 07/07 : Reveil en seul morceau, avec la pluie... donc cela s annonce difficile deja un chemin de terre en velo c est la lutte alors detrempe... Les premiers km sont magiques, une descente memorable dans la jungle, qui au bord du precipice retient la brume matinale, le soleil parvient a transperse les arbres geants, le velo souffre, premiere crevaison arch ! Une fois descendu il faut remonter... c est que commence une longue traverse du desert, je souffre, le velo s enfonce de 3cm dans la boue a chaque coup de pedale, c est comme rouler avec le frein a main : des efforts insouspsones pour filer lamentablement a 8km. Le soleil brille de nouveau, trop, j en chie, mais que faire je peux pas m avouer vaincu : une chemin boueux sans aucun passage, plus d eau donc plus a manger, prochain village 50km... Apres avoir bu l eau boueuse des ruisseau comme un mort de soif, j arrive enfin a un croisement : eldorado 15km, yes ! bim la pluie, no ! une route montagne russe glissante comme une savonette, premiere chute, sans gravite, j avance, plutot je glisse, et la bam le velo roule plus, fidele mon fidele que j avais baptise il y a quelques km me claque entre les pates... Diagnostic docteur ? Ça pue, le derailleur arriere c est contortionne je ne sais comment pour aller s empaller dans les rayons... prochain village : 7km a pousser sur une patinoire... Et la oh miracle, un 4*4, stop jusqu a Eldorado, et fidele au garage...

Tout a un coup, ce petit voyage dans la jungle m aura coute : une operation chirurgicale sur le derailleur, deux rayons, une paire de patins de freins, le devoillage des deux roues, beaucoup de sueurs et accessoirement 30 pesos apres avoir regarde fidele faire peau neuve en sirotant du mate... vive la jungle !











km 1275 : Considerations subjectives

Voila il est temps de quiter le Bresil, comme j en ai aperçu qu une infime partie je vais seulement lancer quelques considerations sujectives sur ce pays et ses habitants :
- Les bresiliens adorent le football, a tel point que ilsont une double identite celle de leur ville et de leur club, par exemple Lula est un corinthians, qui ont gagne la coupe cette semaine et on a pu voir Lula soulevant l et ambrassant la coupe avec les joueurs.
- Les bresiliens aiment encore plus Jesus, d ailleur au debut je pensais me faire un T shirt ou il aurait ete inscrit je crois en la celeçao et en jesus, ce qui aurait ete une sorte de gousse d ail contre les mechants...
- Les bresiliens chantent quand ils parlent, c est beau, mais du coup j ai pas compris grand chose, vivement l espagnol (je pensais pas dire cela un jour)
- Les bresiliens conduisent comme des boeufs, et la route est parsemee tout les cents metres de panneau leur rappelant comment il faut conduire ou pas conduire, l efficacite est a etudier
- Les bresiliens sont restes de grands enfants qui ont peur du noir, tous m ont dis : quoi rouler de nuit, camper mais tu es fou ! je l ai ecoute avec un peu de regret.
- Au bresil toutes les villes sont sur une colline plutot que dans la vallee, et en velo, c est un peu embettant

Toute a l heure l Argentine si les douaniers me laissent passer, car avec la grippe A et moi la goutte au nez je risque d etre mis en quarataine, j ai deux options pour rejoindre iguasu, l option grand route qui evite le massif montagneux, et petites routes qui suivent la crete du massif un peu plus aventure et je pense que je vais tester cette option, finis le costume de vrp.

km 1091 : Mode V.R.P.

Je ne savais pas trop quel ton donner a ce billet, comme en ce moment j ai l impression d etre un VRP : la route la journee, l hotel le soir, je vais la faire a la mode VRP, meme si je n aime pas trop definir un pays ou un voyage seulement en decrivant mon pouvoir d achat.
Mais avant, que c est il passe pendant tous ces km.
Apres la premiere journee au bresil, qui ne fut pas totalement reussite, j ai pris un jour off : lecture, internet, repos, pour reprendre de nouveau du plaisir sur la bicyclette.
Le lendemain, j ai repris la route malgre un orage annonce, j y croyais pas trop, et j ai eu juste le temps de rejoindre une ville a la mi chemin avant l´orage, qui c est avere etre une petite tempete faisant quelques degats materiels dans la region. Apres-midi cloitre a l hotel, mais plutot sympatique, je l´ai passe a boire des bierres et a jouer au billard avec des vieux, du style Dédé du son du cors, sauf que Dédé est meilleur a la petanque que eux ne l´étaient au billard.
Le lendemain grosse étape : debuté avec le levé du soleil, arrétée juste apres son couché, 130km dont 30km style montagne, montee en lacet et le velo commençant a zizaguer, quelques belles scenes : une course d une famille d autruche dans un champs détrampé (p´tain ça court vite ces machins là) et toujours les camions chariant le bétail m´éclaboussant au passage d´une vivifiante odeur de purain. Le soir hotel tres acceuillant tenu par une famille tous passione, qui te reçoivent comme a la maison, le patron m aimait bien, il voulait faire venir les journalistes pour un reportage, j ai bien sure refuse, mais il a tenu a prendre plein de photos...
Et aujourd´hui de nouveau grosse étape, avant les visites archeologiques des prochains jours, bon en ce moment je suis un peu obligé de rouler, ne pouvant pas camper, mais une fois en Argentine je vais me detendre du cuissard avant les fosses d Iguasu.
Enclenchont maintenant le mode VRP :
Alors question nourriture, en ce moment je me nourris surtout de ce qu ils appellent : "alaminuta", c est servi en quelques minutes, c est a peu pres du meme genre que le platou regal roumain, ça coute 4 euros, et tu en as pour ton argent car cela se compose d'une portion de riz, de frite, une soupe au haricots, une salade composé, un steack et un oeuf, le probleme c est qu ils ammenent tout en meme temps, donc il faut etre un vrai stratege pour pouvoir profiter de tous les mets.
Les hotels sont corrects, le probleme c est leur systeme de douche, qui ressemble a l idee que l on pourrait se faire d une douche a gaz, une sorte de gros pommeau qui doit contenir une resistance, avec les fils electriques apparents, sencé chaufé l eau a mesure, au final elle se retrouve mi tiede mi froide. Par contre le matin c est cool, gros buffet a volonte avec jus de fruit, goyaves, bananes et tout et tout, là il faut bien le dire, je me gave. Les hotels sont assez abordables, une dizaine d euros la nuité.
Sinon du coup je regarde un peu la TV, alors, les bresiliens sont fans, de novela, genre de petit feuilleton de la meme qualite que notre plus belle la vie national (pour donner un etallonage); Leur journal TV est, je pense, de style US, deux animateurs : un gas, une fille feignant une fausse conivence, la camera passant de l un a l autre au millieu des phrases qu ils se partagent, ça donne un peu la naussee, et surtout leur ligne editorial, est comment dire... a chier, ça donne a peu pres cela : 2min de teasing (vous allez voir cela) 5min d infos (qui ressemblent etrangement au teasing) 2min de teasing, et 5min de pub, du coup ça dure bien une heure et demi et a part que M Jackson est mort j ai pas appris grand chose.
Sinon les brésiliens sont trés sympas, souriant, chaleureux et tactiles, je me sens pas du tout en insecurite, cela je pense pour 2 raisons : d une part je visite des lieux non touristique (pour l instant, je n ai pas vu un seul etranger autre que moi) et d´autre part le velo amenne une sorte d immunité.





km 809 : Obrigado

Cette premiere journee au Bresil fut mitigee, faite de bonnes et moins bonnes choses.
Dans la categorie moins bonnes choses et a qui je ne dirais pas obrigado :
- le depart tardif de Rivera malgre un reveil des l´aube la faute a 20km a tourner en rond entre les deux villes frontieres pour faire tamponner mon passeport par les deux autorites, et dans l´ordre, trouver des reals, et enfin trouver la route.
- Plus de 100km de route de bonne qualite mais avec un peu trop de trafic, et trafic ne respectant pas toujours le pauvre cyclovoyageur que je suis, arassant ce sentiment de passer près de la sortie a chaque fois qu´un véhicule te double, desesperant le faite de ce sentir impuissant, de savoir qu on ne pourra rallier la ville avant la nuit.
- Les chiens, rebut de l´humanite, espece inutile et parasite que l´homme continue d´entretenir pour je ne sais quel service rendu, et qui trouvent toujours ce moment, en haut d´une cote, la sueur perlant au front, pour lancer leur attaque et m´obligeant a realiser un sprint façon km lancé.
Dans la categorie des bonnes choses a qui je dirais obrigado :
- Tout le personnel de la fabrique de vin de Panemas, appartenant a Pernod Ricard, qui m ont acceuilli avec tant de gentillesse lorsque temeraire je pris une route secondaire, les gardes en premiers deux personnages tout droit sortie de l´univers de Tati qui passent leur journee a empecher une vache d´entrer dans la fabrique, la cuisiniere, maria, qui m´a offert cet innatendu repas et ces quelques mots de français, et tout les autres et leurs sourires communicatifs. Meme si tous ont coupé court à mon optimisme naissant concernant la securité au Bresil m´interdisant de prendre des routes secondaires et surtout de camper.
- Toute la clic, du petit bar-resto-mini marché-pompe à essence du km 491 de la route 158, tous pouvant etre des personnages de film, le couple de sourd muet balayant la poussiere a l´infinni et immitant les japonais comme personne, le patron, sosie de l´ancien selectionneur de la çeleçao, qui questione le voyageur avec un interet chaleureux et qui tient un livre d´or dans lequels je fus etonné d´avoir été précédé par bon nombre de cyclotouriste, l´habitue buvant son coup avant le match de foot et une "tutch" a la starky et huch qui vous redonne le sourrire, obrigado a eux qui m ont permis d´avoir les jambes legeres pour finir les 20 derniers km dans la nuit noire.
- Mon fidel destrier qui, encore une fois ne m´a pas trahis.
Oui aujourd´hui j´ai appris mon premier mot en bresilien, obrigado, merci.

		

km 676 : Hasta Luego Uruguay

Je me trouve actuellement a Rivera, ville qui comme beaucoup de villes frontieres est la rencontre non assumee et un peu gauche de deux cultures.

J'y suis arriver apres un couch surfing chez santiago, un informaticien sympatique, a Tacuarembo ; un garden surfing chez des policiers et quelques kilometres sur une route de bonne facture qui ne faisait que monter ou descendre.

Demain je quitte l'Uruguay pour le Bresil, et il est temps pour moi de tirer le portrait a cette contree meconnue.

L'Uruguay a ete classee peu apres la crise, la fameuse, sur la liste noire des paradis fiscaux, et je ne sais pas ou sont les fonds caches. L'Uruguay c'est avant tout un pays rural, l agriculture est la premiere ressource du pays, agriculture faite de grande propriete, les estancia, ou des gaucho a cheval font petre des troupeaux de vaches, de moutons, et pousser du ble et des soil bean pour la plus part transgenique. Entre les quelques villes du pays, il y a la pampa, c'est un peu vide, mais plein de charme et quelque part plein de sens, a premiere vu c est partout pareille, mais pour avoir arpenter la pampa pendant quelques km je peux dire qu elle change, une sorte de douce transition entre le plat et le montagneux, les champs et les forets, les couleurs changent, la faune egalement si j avais ete un tant soit peu ornitologue j aurais pu citer un nombre impressionnant d oiseau dans ceux que j ai reconnu : cigognes, aigles, perroquets, et autruches... si si autruches !

L'Uruguay c est aussi un peuple, la plus part dessendent de colons espagnols, italiens, quelques allemands (je suis passe dans une ville appelee Nuevo Berlin), bon c est vrai il fut un temps ou ils ont zigouille tous les autochtones, mais maintenant c est un peuple tres tranquille, acceuillant attache aux valeurs de la terre mais egalement ouvert sur le monde.

Biensure l'Uruguay n'est pas dans les guides, je peux comprendre pourquoi, il n y a pas de "choses a voir", impressionnantes a montrer au copains qu en on rentre de vacances, les villes sont pour celles que j ai visite (je pense que c est la meme partout) sans interet voire moches, les uruguayens sont d ailleurs humble a ce sujet, un patron de bar me disait : "ah de France, et bien si tu es la cela prouve que L'Uruguay est sur la mapmonde". Donc je ne conseillerais de venir passer ici ces trois semaines de vacances estivales, mais comme point de depart d un long voyage, c'est un pays indispensable et salvateur de connaitre car il est bon de se perdre dans la pampa, comme pour se retrouver...

Demain donc le Bresil, on m en dis beaucoup de mal, pays dangereux, pleins de voleurs, moins tranquille que l'Uruguay, mais j ai confiance en l humanite et en la bonte naturelle des gens envers le voyageur. De toute facon je prefere pas penser aux problemes qui pourrais m arriver, ce qui serait une sorte de double peine.